La surassurance en droit des assurances
La surassurance en droit des assurances : limites légales de l’interdiction de l’enrichissement sans cause
L'objectif des contrats d'assurance est d'indemniser l'assuré pour les dommages matériels subis. Toutefois, il arrive parfois que le montant de la couverture stipulé dans la police (montant de l'assurance) excède la valeur marchande réelle du bien assuré (valeur d'assurance). En droit, cette situation « surassurance » . Le Code de commerce turc (TTK) encadre spécifiquement cette situation afin de protéger à la fois l'assuré et l'équilibre financier du système d'assurance.
1. Qu’est-ce que l’assurance amour ? (Article 1461 du Code de commerce turc)
Selon l'article 1461 du Code de commerce turc n° 6102, si le montant de l'assurance dépasse la valeur de l'intérêt assuré, la partie excédentaire est nulle.
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Valeur d'assurance : La valeur marchande réelle de l'actif au moment où le risque survient.
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Couverture d'assurance : Il s'agit du montant maximal indiqué dans la police que l'assureur est disposé à payer.
Par exemple, si une maison d'une valeur marchande de 3 000 000 TL est assurée pour 5 000 000 TL dans la police, la différence de 2 000 000 TL constitue une « surassurance ».
2. Conséquences juridiques de l'assurance découvert autorisé
Même s'il existe une assurance pour l'amour, le contrat n'est pas totalement invalide, mais les conséquences juridiques dépendent des intentions des parties
A. Invalidité de la partie excédentaire
En assurance complémentaire, la part excédant la valeur assurée est nulle. Lorsqu'un sinistre survient, quel que soit le montant élevé stipulé dans la police, l'assureur n'est tenu que la valeur réelle (prix du marché) du bien. Ceci découle du principe d'« interdiction de l'enrichissement sans cause », qui empêche l'assuré de réaliser des gains indus.
B. Droit au remboursement de la prime
Si l'assuré a involontairement (et de bonne foi) surévalué le bien et payé des primes plus élevées en conséquence, il peut demander à l'assureur le remboursement du montant excédentaire ou une déduction sur les primes futures.
C. Assurance et cessation de l'amour malveillant
Si le preneur d'assurance a délibérément surévalué le bien afin d'obtenir un avantage indu de la part de l'assureur (surassurance frauduleuse), ce dernier est en droit de résilier le contrat. Dans ce cas, l'assureur a droit au remboursement des primes versées jusqu'à la date de résiliation.
3. Pourquoi existe-t-il une assurance amour ?
Les demandes d'indemnisation surviennent généralement pour trois raisons :
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Évaluation erronée : La valeur du bien a été mal évaluée lors de l'émission de la police d'assurance.
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Évolution du marché : Même si les valeurs sont égales au début de la police, la valeur de l’actif peut diminuer en raison des progrès technologiques ou des conditions du marché (par exemple, des appareils électroniques ou des véhicules obsolètes).
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Déclaration de mauvaise foi : lorsqu’un assuré déclare intentionnellement une valeur supérieure au coût réel afin de recevoir une indemnisation plus importante au moment de la réclamation.
4. Circonstance exceptionnelle : Évaluation convenue (Code de commerce turc, article 1459)
La principale exception à la règle de la surévaluation en assurance « valeur agréée » . Si les parties ont déterminé la valeur du bien par des experts lors de la conclusion du contrat et se sont entendues sur cette valeur, l'assureur ne peut la contester au moment du sinistre en prétextant qu'elle est excessive. Toutefois, en cas d'écart important entre la valeur agréée et la valeur réelle, ou si l'assureur a été trompé, l'accord peut être remis en cause.
5. Problèmes rencontrés en pratique et approche de la Cour suprême
La Cour suprême souligne qu'en cas de demande d'indemnisation au titre de l'assurance complémentaire, l'assureur ne peut se contenter de déclarer « Je ne paierai que le montant stipulé dans la police », et que l'assuré ne peut prétendre à une indemnisation supérieure à son préjudice réel. En particulier, « Assurance valeur à neuf » , les demandes d'indemnisation au titre de l'assurance complémentaire sont évaluées en fonction de ces conditions spécifiques.
Conclusion
La surassurance joue un rôle de soupape de sécurité, empêchant les contrats d'assurance de se transformer en spéculation ou en enrichissement sans cause. Pour les assurés, elle se traduit par le paiement de primes excessivement élevées ; pour les assureurs, elle représente un risque de litiges en cas de sinistre. Par conséquent, la révision des tarifs des polices en fonction des données actuelles du marché est dans l'intérêt des deux parties.