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La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux : qu’est-ce que la médiation comme condition préalable à un procès ?

La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux est une condition préalable à toute action en justice dans certains cas commerciaux, et doit être menée à son terme avant toute procédure judiciaire. Tous les litiges entre entreprises, commerçants et commerces ne sont pas soumis à la médiation obligatoire. Cependant, dans certains cas commerciaux prévus par la loi, l'introduction directe d'une action en justice sans médiation préalable peut entraîner le rejet de l'affaire pour vice de forme. Conformément à l'article 5/A du Code de commerce turc, dans les cas commerciaux visés à l'article 4 du même code et dans d'autres textes législatifs, concernant les créances pécuniaires, les demandes d'indemnisation, la levée des objections, les jugements déclaratoires négatifs et la restitution, le recours à la médiation avant toute action en justice est une condition préalable. La médiation obligatoire est une exigence procédurale particulièrement importante pour les affaires relatives aux factures à recevoir, aux litiges relatifs aux comptes courants, aux créances commerciales contractuelles et à certaines actions en justice consécutives à des procédures d'exécution.

Qu’est-ce que la médiation obligatoire dans les litiges commerciaux ?

La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux est un système qui impose aux parties de tenter de résoudre leur différend par l'intermédiaire d'un médiateur avant d'engager une procédure judiciaire. Le terme « obligatoire » ne signifie pas que les parties sont tenues de parvenir à un accord. Elles doivent demander une médiation, la procédure doit être menée à son terme et un rapport d'accord ou de désaccord doit être établi. Si les parties ne parviennent pas à un accord durant la médiation, elles conservent leur droit d'intenter une action en justice. L'exigence n'est donc pas de parvenir à un accord, mais de mener à bien la médiation avant d'engager une procédure judiciaire.

La médiation est-elle obligatoire dans les litiges commerciaux ?

La médiation n'est pas obligatoire dans tous les litiges commerciaux. Cette distinction est essentielle en pratique. Le simple fait qu'une affaire soit de nature commerciale ne suffit pas à rendre la médiation obligatoire. Aux termes de l'article 5/A du Code de commerce turc, la médiation obligatoire dans les litiges commerciaux s'applique principalement aux affaires portant sur des demandes de paiement, des demandes d'indemnisation, des recours contre l'annulation d'objections, des actions déclaratoires négatives et des demandes de restitution.

Ce champ d'application a été élargi par la loi n° 7445. À compter du 1er septembre 2023, les actions commerciales en annulation d'objection, en jugement déclaratoire négatif et en restitution sont explicitement incluses dans le champ d'application de l'article 5/A du Code de commerce turc.

Qu'est-ce qu'un litige commercial ?

Lorsqu'on évalue l'opportunité d'une médiation obligatoire dans un litige commercial, la première étape consiste à déterminer si le litige est de nature commerciale. Certains litiges sont considérés comme commerciaux de plein droit, que les parties soient ou non des commerçants. On les qualifie alors de litiges purement commerciaux . Par ailleurs, certains litiges découlant de questions liées aux activités commerciales des deux parties sont également considérés comme commerciaux. Dès lors, le simple fait d'affirmer que « les deux parties sont des sociétés » ne suffit pas toujours à conclure qu'un litige relève du champ d'application de la médiation obligatoire. Dans le cas précis du litige, il convient d'examiner conjointement le statut juridique des parties, l'origine du litige, la nature du contrat, le type de droit invoqué et la nature juridique de l'action en justice envisagée.

Médiation obligatoire dans les affaires de dettes commerciales

Dans les affaires de recouvrement de créances commerciales portant sur une somme d'argent, une médiation doit être tentée avant toute action en justice. Par exemple, si un contrat de vente a été conclu entre deux entreprises et que l'acheteur n'a pas réglé le prix d'achat, et que le vendeur envisage d'engager une procédure de recouvrement pour obtenir le paiement des sommes dues, la médiation sera une condition préalable à toute action en justice.

La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux est particulièrement pertinente pour les créances relatives aux factures à recevoir, aux créances clients, aux prix de vente de marchandises, aux honoraires de service, aux commissions, aux créances issues de contrats de concession ou de distribution, aux baux commerciaux et à certaines créances pécuniaires découlant de relations de service, ainsi qu'à d'autres créances commerciales résultant de contrats. Cependant, toute facture à recevoir ne constitue pas automatiquement un litige commercial. Les parties au litige et la nature de leur relation juridique doivent être évaluées individuellement.

Médiation dans les affaires d'indemnisation commerciale

Les litiges commerciaux portant sur des dommages-intérêts et impliquant une somme d'argent peuvent également relever de la médiation obligatoire. Par exemple, une entreprise peut chercher à obtenir réparation auprès de l'autre partie pour rupture de contrat commercial.

Les demandes d'indemnisation commerciale peuvent découler de divers motifs, tels que la rupture de contrat, l'exécution incomplète, l'exécution tardive, l'exécution défectueuse, la résiliation abusive ou la rupture illégale d'une relation commerciale. Si l'indemnisation réclamée est monétaire et que le litige est de nature commerciale, il convient d'envisager une médiation avant d'intenter une action en justice.

La médiation est-elle obligatoire dans le cadre d'un recours contre l'annulation d'une objection ?

Oui, la médiation obligatoire est appliquée dans les litiges commerciaux portant sur un montant d'argent, notamment en cas de recours contre l'annulation d'une objection. Un recours contre une objection est une action en justice intentée par un créancier pour obtenir le rejet d'une objection formulée par un débiteur dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée, sans décision de justice.

Par exemple, supposons qu'une entreprise détienne une créance de 1 000 000 TL auprès d'une autre entreprise. L'entreprise créancière engage une procédure de recouvrement, l'entreprise débitrice conteste la dette et la procédure est suspendue. Si l'entreprise créancière souhaite intenter une action en justice pour faire annuler la contestation et que le litige commercial relève de l'article 5/A du Code de commerce turc, elle doit préalablement recourir à une médiation obligatoire. La réglementation incluant explicitement les actions en justice visant à faire annuler les contestations dans le cadre de la médiation obligatoire est entrée en vigueur le 1er septembre 2023.

La médiation est-elle obligatoire avant toute procédure d'exécution forcée ?

Il convient de faire une distinction importante. En règle générale, le recours à la médiation commerciale n'est pas obligatoire avant d'engager une procédure d'exécution forcée sans décision de justice. L'obligation prévue à l'article 5/A du Code de commerce turc concerne l'introduction d'une action en justice. Par conséquent, le créancier peut d'abord engager une procédure d'exécution forcée, et le débiteur peut contester la dette. La procédure peut être suspendue en cas de contestation. Toutefois, une médiation obligatoire peut être requise si une action en justice est intentée pour faire annuler la contestation. Il est important de distinguer les procédures d'exécution forcée des actions en justice visant à faire annuler les contestations.

La médiation est-elle obligatoire dans les affaires de jugement déclaratoire négatif ?

La médiation obligatoire est également appliquée dans les affaires de jugement déclaratoire négatif de nature commerciale portant sur une somme d'argent. Dans une telle affaire, le demandeur sollicite qu'il soit établi qu'il ne doit aucune dette à l'autre partie.

Par exemple, une entreprise pourrait faire l'objet d'une procédure d'exécution forcée pour une somme de 5 000 000 TL. Elle pourrait contester l'existence de cette dette, prétendre l'avoir déjà réglée, contester la validité du contrat ou encore contester la conformité de la facture. Dans ce cas, si l'action en jugement déclaratoire négatif est de nature commerciale et porte sur un montant pécuniaire, une médiation obligatoire est mise en œuvre avant toute action en justice. Les actions en jugement déclaratoire négatif relèvent explicitement du champ d'application de l'article 5/A du Code de commerce turc, suite à la modification entrée en vigueur le 1er septembre 2023.

Que se passe-t-il si des procédures d'exécution sont engagées pendant la médiation ?

La loi prévoit expressément cette possibilité. Si, après avoir saisi un organisme de médiation, une procédure d'exécution forcée est engagée contre la partie requérante concernant le même litige, il est possible d'invoquer la disposition de protection spéciale prévue à l'article 72 de la loi sur l'exécution forcée et la faillite, à condition qu'une action déclaratoire négative soit intentée et que la demande nécessaire soit formulée dans les deux semaines suivant l'établissement du rapport final. Il est donc important d'élaborer conjointement les stratégies de médiation et de contentieux, notamment dans les litiges commerciaux où une procédure d'exécution forcée est envisageable.

Médiation obligatoire dans les affaires de recouvrement de biens

Dans les litiges commerciaux, les actions en restitution portant sur une somme d'argent sont également soumises à une médiation obligatoire avant toute action en justice. Une action en restitution est généralement intentée par une personne qui, sous la menace d'une exécution forcée, a versé une somme qu'elle ne devait pas, afin de recouvrer les sommes versées. Si le litige est de nature commerciale, la médiation doit être menée à son terme avant toute action en justice.

La médiation est-elle obligatoire avant une saisie conservatoire ?

L'une des questions les plus importantes en matière de créances commerciales est la saisie conservatoire. La saisie conservatoire est une mesure de protection juridique permettant la saisie temporaire des biens d'un débiteur afin de garantir au créancier l'accès futur à sa créance. Une demande de saisie conservatoire ne constitue pas une action en justice. Par conséquent, en règle générale, la conclusion de la procédure de médiation obligatoire n'est pas requise avant une telle demande, mais une action en justice peut devoir être intentée dans un certain délai après la saisie conservatoire. Aux termes de l'article 18/A du Code de commerce, si une décision de saisie conservatoire ou d'injonction provisoire a été prononcée avant l'introduction d'une action en justice, le délai de prescription applicable ne court pas à compter de la date de la demande auprès du médiateur jusqu'à la date d'établissement du rapport final. Cette disposition constitue une garantie importante pour le recouvrement des créances commerciales.

Que se passe-t-il si une action en justice commerciale est intentée sans avoir préalablement fait appel à un médiateur ?

Dans un litige commercial soumis à la médiation obligatoire, intenter une action en justice sans avoir préalablement sollicité un médiateur constitue un vice de procédure important. Conformément à l'article 18/A de la loi relative au règlement des litiges commerciaux, si le tribunal constate qu'une action a été intentée sans médiation préalable, il la rejettera pour vice de procédure, faute de respect des conditions préalables. Une appréciation erronée de ce vice peut entraîner une perte de temps et d'argent.

Que se passe-t-il si le rapport final de médiation n'est pas joint à la requête ?

La procédure de médiation peut avoir été menée à son terme, mais le rapport final n'a peut-être pas été joint à la requête. Cette situation diffère de l'absence totale de recours à un médiateur. Conformément à l'article 18/A de la loi sur la médiation, le tribunal assigne le demandeur, lui enjoignant de produire l'original ou une copie certifiée conforme du rapport final constatant l'échec des négociations, dans un délai strict d'une semaine. À défaut de production du rapport dans ce délai, la requête est rejetée pour vice de forme. Par conséquent, si aucune médiation n'a été demandée, la requête est rejetée pour vice de forme, faute de l'une des conditions préalables à l'introduction d'une action. Si une médiation a eu lieu mais que le rapport n'a pas été joint, le tribunal accorde un délai strict d'une semaine.

Où faire appel à une médiation commerciale ?

Les demandes de médiation obligatoire sont déposées auprès du bureau de médiation du lieu où siège le tribunal compétent, selon l'objet du litige. En l'absence de bureau de médiation, la demande est déposée auprès du greffe du tribunal civil compétent. Suite au dépôt de la demande, un médiateur est désigné. Les parties peuvent également convenir d'un médiateur figurant sur la liste, lequel sera alors nommé.

Combien de temps dure une médiation commerciale ?

Un délai précis est fixé pour la médiation obligatoire dans les litiges commerciaux. Le médiateur conclut la procédure dans un délai de six semaines à compter de sa nomination. Dans des circonstances exceptionnelles, ce délai peut être prolongé par le médiateur de deux semaines supplémentaires au maximum. En conséquence, la médiation commerciale se conclut généralement en six semaines, auxquelles s'ajoute une prolongation de deux semaines dans des circonstances exceptionnelles

La médiation suspend-elle le délai de prescription ?

Oui, le délai de prescription est suspendu et le délai de forclusion ne court pas entre le dépôt de la demande de médiation obligatoire et la date d'établissement du rapport final. Cette disposition empêche la partie de perdre son droit d'agir en justice du fait de la médiation obligatoire, mais il convient de rappeler que les délais peuvent recommencer à courir après l'établissement du rapport final. Par conséquent, pour les créances commerciales proches de la prescription, le délai pour intenter une action en justice après le rapport final doit être surveillé attentivement.

Quelles sont les conséquences de ne pas participer à une réunion de médiation ?

Il n'est pas obligatoire pour les parties de parvenir à un accord lors de la séance de médiation, mais l'absence injustifiée d'une partie à la première séance entraîne des conséquences en termes de frais de justice. Conformément à l'article 18/A du Code de procédure civile turc en vigueur, la partie qui ne se présente pas à la première séance sans motif valable peut être tenue de payer la moitié des frais de justice de la partie adverse, même si elle obtient gain de cause, partiellement ou totalement, ultérieurement. De plus, la moitié des honoraires d'avocat, calculés selon le barème minimum, lui sera accordée. Si les deux parties ne se présentent pas à la première séance, les frais de justice encourus par chacune restent à leur charge. Il est donc important de ne pas ignorer les invitations à la médiation.

Les réunions de médiation sont-elles confidentielles ?

La confidentialité est un principe fondamental de la médiation. Les parties, le médiateur et les autres personnes impliquées dans le processus sont tenus à une obligation de confidentialité concernant les informations recueillies pendant la médiation. Ceci est particulièrement important dans les litiges commerciaux.

Dans le cadre d'une médiation, les entreprises peuvent évaluer leurs secrets commerciaux, leurs offres de paiement, leurs données financières internes, les solutions proposées et les options de restructuration de leur dette dans un environnement différent de celui d'un procès public devant les tribunaux.

Que se passe-t-il si un accord est conclu lors d'une médiation commerciale ?

Si les parties y consentent, un accord de médiation peut être établi. Elles en déterminent le champ d'application. Il est important que cet accord précise clairement des points tels que le montant total de la dette, les échéances de paiement, le nombre de versements, les intérêts, les garanties, les pénalités, les conséquences d'un manquement aux termes de l'accord, l'état d'avancement des procédures de recouvrement, la quittance réciproque et les renonciations.

Si les conditions requises sont réunies, un accord de médiation peut avoir valeur de jugement. Par conséquent, les accords de médiation commerciale ne doivent pas être traités comme de simples protocoles de paiement.

Peut-on intenter une action en justice concernant des points convenus par le biais d'une médiation ?

En règle générale, aucune action en justice ne peut être intentée ultérieurement concernant les points faisant l'objet d'un accord entre les parties par le biais d'une médiation. Par conséquent, les clauses de renonciation, notamment celles à portée générale, doivent être rédigées avec soin. Par exemple, une clause générale telle que « Les parties n'ont plus aucun droit ni aucune réclamation l'une contre l'autre, quel que soit le nom ou le titre », peut rendre caduques non seulement la facture en question, mais également d'autres créances commerciales entre les parties. Il est donc important de préciser clairement dans l'accord quel différend a été résolu.

La médiation est-elle obligatoire en présence d'une convention d'arbitrage ?

L'obligation de médiation ne s'applique pas en présence d'une convention d'arbitrage valide entre les parties. L'article 18/A de la loi relative à l'arbitrage des litiges exclut les cas où des lois spéciales imposent l'arbitrage ou d'autres modes alternatifs de règlement des différends, ou encore lorsqu'une convention d'arbitrage valide existe entre les parties. En particulier, il convient d'examiner les clauses de règlement des différends figurant dans les contrats commerciaux internationaux avant d'engager une procédure judiciaire ou de médiation.

Le rôle de l'avocat dans la médiation commerciale

La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux ne doit pas être considérée comme une simple formalité. En particulier dans les cas portant sur des créances commerciales importantes, il est crucial d'analyser la situation juridique avant d'entamer des négociations de médiation.

Avant la réunion, les éléments suivants doivent être évalués ensemble : le montant de la dette principale, la date du défaut de paiement, les intérêts applicables, le délai de prescription, les termes du contrat, les factures, les documents de livraison, les livres comptables, les relevés de compte courant, les avertissements et les notifications, les procédures d’exécution, les demandes de compensation de la contrepartie, les éventuelles pénalités et l’état des garanties.

Par exemple, évaluer une créance commerciale de 3 000 000 TL uniquement sur la base du principal peut s'avérer inexact. Si la créance est exigible depuis plusieurs années, les intérêts peuvent avoir atteint un montant considérable. De même, s'il existe un risque de cession d'actifs par le débiteur, la possibilité d'une saisie conservatoire doit être envisagée dans le cadre de la médiation.

Quels sont les avantages de la médiation commerciale ?

La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux n'est pas une simple formalité préalable à une action en justice. Bien menée, elle peut offrir aux parties différentes solutions possibles. Les tribunaux, quant à eux, ne peuvent souvent que statuer sur l'acceptation ou le rejet de la demande. La médiation permet aux parties d'élaborer des solutions mieux adaptées à leurs besoins commerciaux.

Points à considérer en médiation commerciale

Avant d'entamer une médiation dans un litige commercial, certains points doivent être spécifiquement pris en compte :

  • Que le litige soit véritablement une affaire commerciale,
  • La médiation est-elle une condition préalable au dépôt d'une plainte ?
  • Où se trouve le bureau de médiation agréé ?
  • Délai de prescription,
  • La nécessité de mesures de précaution ou de mesures provisoires,
  • Qu'il existe ou non des procédures d'exécution à leur encontre
  • Le montant principal dû et le calcul des intérêts,
  • La portée de la demande de médiation,
  • Des garanties seront fournies en cas d'accord
  • Portée des dispositions relatives à la libération et à la renonciation.

Définir clairement, lors de la demande de médiation, les types de demandes susceptibles d'être formulées après un litige est crucial pour éviter les litiges de procédure qui pourraient survenir ultérieurement.

Foire aux questions

Dans quels cas la médiation obligatoire est-elle appliquée dans les litiges commerciaux ?

Dans les affaires de créances commerciales et d'indemnisation impliquant un montant monétaire, ainsi que dans les affaires d'annulation d'opposition, de jugement déclaratoire négatif et de restitution, le recours à la médiation est une condition préalable à l'introduction d'une action en justice.

La médiation est-elle obligatoire dans tous les litiges commerciaux ?

Non. La médiation n'est pas obligatoire dans tous les litiges commerciaux. Le type de litige et son objet doivent être évalués individuellement.

La médiation est-elle obligatoire pour les créances clients ?

Si la facture à recevoir constitue un litige commercial et que son recouvrement est entrepris par voie judiciaire, une médiation obligatoire peut devenir une condition préalable au dépôt d'une plainte.

La médiation est-elle obligatoire dans le cadre d'un recours contre une décision rejetant une objection ?

Oui. Les litiges commerciaux portant sur des demandes de dommages-intérêts et les appels contre l'annulation d'une décision sont soumis à une médiation obligatoire comme condition préalable à toute action en justice.

La médiation est-elle obligatoire dans une affaire de jugement déclaratoire négatif ?

Oui. Les affaires de jugement déclaratoire négatif de nature commerciale et portant sur un montant monétaire sont explicitement soumises à une médiation obligatoire à compter du 1er septembre 2023.

La médiation est-elle obligatoire dans les affaires de restitution ?

Dans les affaires de restitution de nature commerciale impliquant une somme d'argent, la médiation est une condition préalable au dépôt d'une plainte.

La médiation est-elle obligatoire avant d'entamer une procédure de recouvrement de créances ?

En règle générale, la médiation n'a pas à être menée à son terme avant l'engagement d'une procédure d'exécution forcée sans décision de justice. Toutefois, une médiation obligatoire peut s'avérer nécessaire si un recours contre l'objection doit être formé après la procédure d'exécution forcée.

Une médiation est-elle nécessaire avant une ordonnance de saisie conservatoire ?

Étant donné que la saisie conservatoire constitue une protection juridique temporaire, il n'est généralement pas nécessaire de mener à bien la procédure de médiation obligatoire avant de déposer une demande.

Combien de temps dure une médiation commerciale ?

La procédure doit être menée à son terme dans un délai de six semaines à compter de la nomination du médiateur. Dans des circonstances exceptionnelles, ce délai peut être prolongé de deux semaines maximum.

La médiation suspend-elle le délai de prescription ?

Oui. Le délai de prescription est suspendu et le délai de confiscation ne court pas à compter de la date de la demande jusqu'à l'établissement du rapport final.

Que se passe-t-il si une plainte est déposée sans passer par une médiation ?

Dans un litige soumis à une médiation obligatoire, si une action en justice est intentée sans avoir préalablement saisi un médiateur, elle sera rejetée pour vice de procédure, faute de respect des conditions préalables.

Conclusion concernant la médiation obligatoire dans les litiges commerciaux

La médiation obligatoire dans les litiges commerciaux est une condition préalable importante au règlement des créances commerciales et des différends pécuniaires entre entreprises ; toutefois, elle ne doit pas être considérée comme obligatoire dans tous les cas. Aux termes de l’article 5/A du Code de commerce turc, dans les affaires portant sur un montant pécuniaire, telles que les demandes de recouvrement de créances, les demandes d’indemnisation, les annulations d’objections, les jugements déclaratoires négatifs et les restitutions, le recours à la médiation est obligatoire avant toute action en justice. Le fait que, depuis le 1er septembre 2023, les affaires commerciales relatives à l’annulation d’objections, aux jugements déclaratoires négatifs et aux restitutions soient explicitement soumises à la médiation obligatoire est particulièrement significatif en pratique.

Intenter une action en justice sans recourir préalablement à la médiation peut entraîner le rejet de l'affaire pour vice de procédure. À l'inverse, la suspension du délai de prescription et la levée du délai de forclusion entre le dépôt de la demande de médiation et le rapport final de médiation offrent une protection importante aux parties. Par conséquent, en cas de litige relatif à une dette commerciale ou à une créance, il convient d'envisager conjointement non seulement la possibilité d'intenter une action en justice, mais aussi les procédures d'exécution forcée, la saisie conservatoire, la médiation obligatoire, le délai de prescription, les intérêts, les garanties et le déroulement potentiel d'un procès.

 

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