CRIME DE COMPLICITÉ DE TRAFIC DE DROGUE
Le délit de complicité de trafic de stupéfiants est constitué lorsque l'auteur assiste l'auteur principal dans la commission des actes visés à l'article 188 du Code pénal turc, que ce soit avant, pendant ou après l'acte de trafic. La personne qui commet les infractions définies à l'article 188 du Code pénal turc n'est pas considérée comme un complice ; elle est considérée comme un auteur et est punie comme tel.
Pour qu'il y ait complicité de trafic de stupéfiants, l'assistance doit être apportée sans participation à l'acquisition, au chargement, au conditionnement ou au transport de la drogue, ni à aucune activité liée à celle-ci, conformément à l'article 39 du Code pénal turc. Cette forme de complicité est valable quel que soit le type de drogue : cannabis, héroïne, cocaïne, ecstasy, cannabinoïde de synthèse (bonzaï) ou autre substance. Voici quelques exemples de complicité de trafic de stupéfiants :
Voici quelques exemples de complicité de trafic de stupéfiants :
- Assurer le guet lors du transfert de stupéfiants,
- Mettre en relation le fournisseur de médicaments et le client,
- Réunir les acheteurs et les vendeurs de stupéfiants,
- Assumer la responsabilité financière du coût des médicaments en transférant l'argent depuis votre propre compte,
- Création de compartiments cachés dans les véhicules pour faciliter le transport rapide de stupéfiants,
De plus, le fait d'aider et d'encourager la consommation de drogue est punissable au même titre que la facilitation de la consommation de drogue.
Éléments constitutifs du délit de complicité de trafic de stupéfiants
Le trafic de stupéfiants est un crime qui peut prendre diverses formes. L'article 188 du Code pénal turc définit la complicité de trafic de stupéfiants et décrit ses différentes manifestations. Selon la loi, les actes suivants sont considérés comme des infractions de trafic de stupéfiants ou de stimulants :
- Vente de stupéfiants à l'intérieur des frontières du pays ,
- vente de substances narcotiques ,
- Le transfert (fourniture) de substances narcotiques à d'autres personnes,
- L'expédition et le transport de substances narcotiques,
- Stockage de substances narcotiques,
- Achat de substances narcotiques à des fins commerciales,
Le délit de trafic de stupéfiants est constitué par la seule réalisation d'un des actes énumérés au paragraphe précédent. Les personnes qui participent au trafic de ces substances peuvent être poursuivies pour complicité, conformément à l'article 39 du Code pénal turc, et leur peine peut être réduite.
Quiconque participe à la commission d'un crime ne doit pas en partager le contrôle avec l'auteur principal. Dans le cas contraire, il sera considéré comme complice.
En vertu de l'article 39/2 du Code pénal turc, l'aide et l'incitation au crime de trafic de drogue sont divisées en deux catégories : l'assistance matérielle et l'assistance morale
L’aide financière est fournie conformément à la loi, comme suit :
- Fournir les outils utilisés pour commettre le crime,
- Fournir une aide financière avant ou pendant la commission d'un crime dans le but d'en accélérer la réalisation,
L'assistance spirituelle, selon la loi, se déroule comme suit :
- Inciter ou encourager délibérément la commission d'un crime,
- Accroître l'intention ou le désir de commettre un crime,
- S'engager à aider un criminel après que le crime a été commis,
- Fournir des instructions ou des conseils pour la commission d'un crime,
Peines pour complicité de trafic de stupéfiants
Selon la loi, la peine pour complicité de trafic de stupéfiants est réduite de moitié. Toutefois, la peine ainsi infligée ne peut excéder huit ans. Par exemple, si une personne vendant de la cocaïne est condamnée à 15 ans de prison, la peine de son complice sera réduite de moitié, soit 7 ans et 6 mois.
La peine infligée pour complicité de trafic de stupéfiants est déterminée conformément à la peine prévue pour le trafic de stupéfiants à l'article 188 du Code pénal turc. La peine encourue en vertu de cette disposition est réduite de moitié, sans toutefois excéder huit ans.
Décision de la Cour suprême sur la complicité de trafic de stupéfiants
« …Le prévenu a été reconnu coupable de trafic de stupéfiants. Toutefois, l’examen du rapport d’incident et du dossier a permis d’établir qu’il avait agi comme guetteur à proximité des lieux du crime afin de faciliter sa commission. Cet acte doit être considéré comme de la complicité au sens de l’article 39/2 du Code pénal turc. En conséquence, la nécessité d’une réduction de peine au titre de l’article 39/2 du Code pénal turc a été écartée. Pour ces motifs, le jugement a été cassé… » (Cour de cassation, 10e chambre criminelle – affaire n° 2021/4176)
Stagiaire étudiant Suat TAŞ