DÉPRÉCIATION DU VÉHICULE

DÉPRÉCIATION DU VÉHICULE
DÉPRÉCIATION GÉNÉRALE DES VÉHICULES
Lorsqu'un véhicule est endommagé lors d'un accident de la route et conduit dans un garage pour réparation, il est requalifié en véhicule d'occasion. Cette requalification complique sa revente, entraînant une baisse de sa valeur et de son prix. Afin d'atténuer les difficultés rencontrées par les propriétaires de véhicules, une indemnisation pour la dépréciation du véhicule est prévue. Pour bénéficier de cette indemnisation, le propriétaire du véhicule ne doit pas être responsable de l'accident. L'objectif de cette indemnisation est de dédommager la partie responsable du dommage, et ainsi d'atténuer le préjudice subi par la victime.
FACTEURS PRIS EN COMPTE POUR LE CALCUL DE L'ABRIQUATION DU VÉHICULE
Le calcul s'effectue en examinant la marque et le modèle du véhicule impliqué dans l'accident, l'année de sa fabrication, la date de sa première immatriculation, le kilométrage au moment de l'accident, la valeur marchande de véhicules similaires à cette même date, si le véhicule avait été endommagé avant cette date et, le cas échéant, la nature de ces dommages, et enfin, en vérifiant les travaux de peinture antérieurs et les pièces remplacées.
VÉHICULES POUR LESQUELS LA DÉPRÉCIATION DU VÉHICULE NE PEUT ÊTRE COMPENSÉE
Les dommages subis par les véhicules antiémeutes blindés et à roues, les autobus municipaux (véhicules de transport public), les balayeuses de voirie spécialisées et les camions de pompiers ne donnent pas droit à une indemnisation pour dépréciation. De même, les propriétaires de véhicules immatriculés à l'étranger et endommagés lors d'un accident de la route en Turquie ne peuvent prétendre à une indemnisation pour dépréciation de leur véhicule.
CONDITIONS D'ABROGATION DU VÉHICULE
1. L'accident de la circulation doit impliquer deux véhicules. Par exemple, un véhicule qui percute un mur ne peut prétendre à une indemnisation correspondant à sa valeur marchande.
2 – Une autre condition pour qu’un véhicule impliqué dans un accident de la route puisse prétendre à une indemnisation pour dépréciation de sa valeur est qu’il ne soit pas responsable à 100 % de l’accident.
3 - Le véhicule doit avoir subi des dommages à la suite d'un accident de la circulation. Et ces dommages doivent nécessiter une réparation ou une remise en état.
4 – La dernière condition pour demander la dépréciation du véhicule est que les pièces réparées ne doivent pas avoir été réparées à la suite d’un accident de la circulation antérieur.
Il est important de rappeler le délai de prescription. Vous disposez de deux ans pour demander une indemnisation pour dépréciation de votre véhicule ; si la demande n'est pas faite dans ce délai, vous perdez ce droit.
PERSONNES À QUI UNE INDEMNISATION POUR LA DÉPRÉCIATION DU VÉHICULE SERA DEMANDÉE
Le propriétaire de l'autre véhicule impliqué dans l'accident, la compagnie d'assurance ayant émis l'assurance responsabilité civile obligatoire et le conducteur du véhicule responsable de l'accident sont solidairement responsables. La victime a le droit de réclamer une indemnisation auprès de ces trois parties. Si le propriétaire et le conducteur du véhicule responsable sont tenus de payer cette somme, ils peuvent faire appel à leurs propres contrats d'assurance.
CONCLUSION
Les dommages consécutifs à un accident de la route sont réparés dans des centres de réparation et pris en charge par les compagnies d'assurance selon une procédure standard. Cependant, même si ces véhicules sont réparés et que leurs dommages sont couverts, une perte est subie du fait de l'accident. Cette perte correspond à la différence entre la valeur marchande du véhicule avant l'accident et sa valeur de revente après l'accident, indépendamment du montant des réparations ; c'est ce qu'on appelle la dépréciation du véhicule.
Les compagnies d'assurance ne couvrent pas la dépréciation du véhicule sauf en cas de déclaration de sinistre.
L'objectif de l'indemnisation pour dépréciation est essentiellement de verser une compensation à la partie innocente par la partie fautive dans un accident de la route, afin de compenser les dommages subis ; en d'autres termes, le but est de remédier au préjudice qui en résulte.