Qu’est-ce qui constitue un « véritable investissement » aux fins d’admissibilité à un visa ? Différences entre les critères canadiens et américains
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Les programmes de résidence ou de citoyenneté par investissement constituent un outil important des politiques d'immigration mondiales. Des pays développés comme les États-Unis et le Canada mettent en œuvre des programmes d'immigration fondés sur des critères d'investissement spécifiques afin d'encourager les transferts de capitaux. Toutefois, ces deux pays ont des conceptions différentes du concept d'« investissement », de sa validité à des fins d'immigration et de son incidence sur la procédure de demande.
Cet article comparera en détail les critères d’ « investissement de bonne foi » requis pour obtenir un visa ou une résidence permanente par le biais d’un investissement au Canada et aux États-Unis , et évaluera les erreurs courantes et les risques juridiques liés à ce processus
1. Que signifie « investissement réel » ?
En droit de l'immigration, l'« investissement authentique » ne se limite pas à un simple transfert financier, mais englobe également effective, transparente et durable au système économique. Par conséquent, l'investissement doit provenir de sources légitimes, être vérifiable, contribuer à l'économie concernée et démontrer la sincérité des intentions du demandeur.
Pour les deux pays, l'investissement :
- Risques liés
- Sans vouloir spéculer
- Cela ne devrait pas se limiter à la génération de revenus passifs
- Elle repose sur des fonds obtenus légalement
C'est prévu.
Cependant, les États-Unis et le Canada évaluent ces critères dans le cadre de programmes différents, à des niveaux de contrôle différents et selon des normes juridiques différentes.
2. Immigration aux États-Unis par investissement : le programme EB-5 et les critères d’investissement authentiques
Le programme le plus connu aux États-Unis permettant aux investisseurs d'obtenir un droit de résidence permanente le programme d'investisseurs immigrants EB-5. Dans le cadre de ce programme, un investisseur doit réaliser un investissement répondant aux conditions suivantes pour obtenir la résidence permanente (carte verte) :
2.1. Critères de base du programme EB-5
- Montant minimum d'investissement :
- 1 050 000 USD (standard)
- 800 000 USD (TEA – zone d’emploi ciblée)
- Condition de création d'emplois :
Au moins 10 employés à temps plein doivent être embauchés. - Pour qu'un investissement soit qualifié d'« actif » :
des capitaux doivent être transférés directement ou indirectement à une entreprise, et cette entreprise doit exercer une activité économique. - Justification de la source légale des fonds :
Les sources légales telles que l’héritage, le salaire et les bénéfices de l’entreprise doivent être clairement indiquées.
2.2. L’audit du point de vue de l’« investissement réel »
Les services d'immigration et de naturalisation des États-Unis (USCIS) utilisent les formulaires I-526 et I-829 pour :
- Le moment choisi pour cet investissement,
- Transactions bancaires,
- Le bilan et le plan d'affaires de l'entreprise,
- L'existence d'un véritable emploi
Elle les examine de près. Les faux documents, les partenariats passifs et les investissements à revenu garanti ne sont pas considérés comme valides.
Du point de vue américain, « l’investissement réel » se définit donc par le risque financier, la création d’emplois et la durabilité
3. Résidence au Canada par l’investissement : visa de démarrage, programme des candidats des provinces et critères de réalité
Le Canada définit l'immigration par investissement une contribution entrepreneuriale active . L'obtention de la résidence par transfert direct de capitaux n'est pas possible.
3.1. Programme de visa pour start-up (SUV)
Le programme SUV, programme phare du Canada pour les immigrants entrepreneurs, met davantage l'accent les idées commerciales novatrices et le processus d'incubation .
- Il n'y a pas d'exigence de capital minimum.
- Il suffit que la start-up reçoive le soutien d'une organisation désignée (incubateur, investisseur providentiel, capital-risque).
- L’expression « véritable investissement » se définit ici par la capacité de mise à l’échelle de l’idée et sa contribution potentielle à l’économie canadienne
- L’investissement intellectuel (technologie, logiciels, plateformes) est également considéré comme valable en plus de l’investissement physique
3.2. Programme des candidats des provinces (PCP) – Flux entrepreneuriaux
Certains États ont des programmes de candidats des provinces (PCP) destinés aux investisseurs immigrants :
- Investissement minimum : 150 000 à 600 000 $ CA
- L'entreprise doit être gérée activement.
- L'exigence est de créer au moins un ou deux emplois.
- Un plan d'affaires, une évaluation préliminaire et une inspection sur le terrain sont réalisés.
Ici, « véritable investissement » signifie plus que simplement déposer de l'argent ; cela signifie partager le risque, gérer réellement l'entreprise et ajouter de la valeur à l'économie de l'État
4. Différences entre les États-Unis et le Canada
| Critère | États-Unis (EB-5) | Canada (SUV / PNP) |
|---|---|---|
| Type d'investissement | Transfert de capitaux + emploi | Entrepreneuriat et développement des affaires |
| Montant minimum | 800 000 $ – 1 050 000 $ | 0 – 600 000 CAD |
| Investissement passif | Inacceptable | Absolument inacceptable |
| Rôle de gestion | Non requis (un investissement passif est possible via le centre régional) | Exigence d'exploitation commerciale active |
| Exigence d'emploi | 10 personnes | 1 à 2 personnes (variable selon l'État) |
| Autorité d'approbation | USCIS (fédéral) | IRCC + Bureaux d'immigration des États |
| Examen du plan d'affaires | Inspection post-investissement | Pré-approbation + inspection |
Les États-Unis privilégient les contributions financières, tandis que le Canada se concentre sur la vision et l'intégration économique
5. Les erreurs les plus fréquentes
- Réaliser des investissements passifs à revenu garanti dans le cadre du programme américain EB-5
- Omission de soumettre un plan d'affaires authentique dans les demandes de permis de conduire de VUS au Canada
- Défaut de documentation du fonds ou dissimulation de sa source
- Penser que l'investissement suffit sans création d'emplois
- Réaliser des processus d'incubation sur papier
Les deux pays rejettent catégoriquement les demandes qui ne sont que de simples formalités et imposent des interdictions d'immigration de longue durée en cas de fraude avérée
6. Conseils juridiques et notes stratégiques
- Des rapports d'audit financier indépendants , des documents bancaires et des documents notariés doivent être utilisés pour vérifier la légitimité de l'investissement
- Pour le projet canadien de VUS, le capital n'est pas le seul élément l'esprit d'entreprise et la structure de l'équipe sont également essentiels.
- Dans le cadre du programme américain EB-5, il est essentiel que l'investissement comporte des risques ; le retour sur investissement ne peut être garanti.
- Les programmes canadiens des candidats des provinces d'une évaluation préliminaire ; le modèle d'affaires devrait être adapté aux besoins régionaux.
Conclusion
Bien que les États-Unis et le Canada acceptent tous deux les immigrants par le biais de l'investissement, leur conception de l'« investissement réel » repose sur des dynamiques différentes. Les États-Unis envisagent les projets créateurs de capital et d'emplois sous un angle purement financier, tandis que le Canada privilégie le potentiel entrepreneurial et la contribution sociale.
Les personnes souhaitant immigrer par investissement doivent tenir compte de ces différences et adapter leurs démarches au pays, au programme et à l'objet de leur demande. Un accompagnement juridique professionnel et une planification stratégique adéquate permettent de mener à bien les procédures d'investissement et d'immigration.