Que signifie « examen de la détention » ?
La détention est la mesure de protection la plus sévère imposée à la liberté d'une personne dans le cadre d'une procédure pénale. Cependant, elle doit être temporaire et faire l'objet d'un réexamen régulier . Ce mécanisme de contrôle régulier « révision de la détention » .
1) Définition du concept
Le contrôle de détention d'office (de sa propre initiative) par un juge ou un tribunal à intervalles spécifiés afin d'examiner si la détention doit être maintenue.
But:
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la détention ne devienne indéfinie ,
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Tester la nécessité continue de la mesure à chaque étape ,
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Il s'agit de maintenir un équilibre entre le droit à la liberté et l'intérêt public .
2) Cadre juridique
2.1. Article 108 de la CMK
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Le statut de détention est examiné par un juge ou un tribunal au moins tous les 30 jours
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Au cours de cette enquête, le suspect/accusé et son avocat pourront être entendus.
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Après examen de l'affaire, le tribunal décidera soit de maintenir la détention, soit de libérer le suspect.
2.2. Article 19 de la Constitution
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La personne arrêtée doit être présentée à un juge dans un délai raisonnable.
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Le maintien en détention n'est possible qu'avec une décision motivée.
2.3. Article 5 de la CEDH
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Un contrôle continu des détentions est essentiel pour prévenir les détentions arbitraires.
3) Sujets de révision
Lorsqu'un juge ou un tribunal examine une affaire, il cherche à répondre aux questions suivantes :
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Existe-t-il encore de forts soupçons de crime ?
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Le risque de fuite ou de destruction des preuves existe-t-il encore concrètement ?
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Des mesures plus douces, comme la surveillance judiciaire, suffiraient-elles ?
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La détention a-t-elle dépassé une période raisonnable ?
Si la réponse à ces questions est négative, la détention ne peut pas se poursuivre.
4) L'importance de la révision
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Cela évite l'arbitraire : le réexamen mensuel des mandats d'arrêt, assorti d'explications détaillées, oblige les autorités judiciaires à faire preuve de prudence.
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Cela offre une opportunité à la défense : les avocats réitèrent leurs demandes de mise en liberté à ce stade et présentent de nouveaux éléments de preuve.
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C'est un moyen de rechercher la justice : les décisions dont le raisonnement est incomplet ou abstrait constituent des motifs d'appel devant les autorités supérieures et de recours individuels.
5) L’approche de la Cour de cassation et de la Cour constitutionnelle
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Cour suprême : Il est impératif de formaliser le raisonnement dans les décisions de révision. Les formules toutes faites sont contraires à la loi.
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Cour constitutionnelle : Les décisions injustifiées de maintien en détention une violation du droit à la liberté et à la sécurité individuelles .
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CEDH : Des motifs nouveaux et suffisants doivent être présentés lors de chaque révision ; « faire référence à une décision antérieure » n’est pas suffisant.
6) Stratégie de l'avocat
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La demande d'expulsion doit être réitérée à chaque examen .
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Il conviendrait de proposer des alternatives à la surveillance judiciaire
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Si la décision manque de motivation, cela devrait constituer un motif d’appel et de demande individuelle
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L’argument selon lequel « la mesure de précaution s’est transformée en punition » doit être examiné dans les cas de détention prolongée.
7) Conclusion
Le contrôle de la détention est un mécanisme de surveillance régulier.
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Cela se fait tous les 30 jours
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Cela doit être justifié
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Il conviendrait d'envisager une surveillance judiciaire comme solution alternative
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L'évacuation est obligatoire sauf si elle repose sur des faits concrets.
Grâce à ce système, les arrestations sont effectuées dans le respect des garanties de l'État de droit, sans devenir une mesure indéfinie et arbitraire