Demande d'indemnisation pour perte de salaire et de droits due à des permis de rayonnement non utilisés
AU TRIBUNAL DU TRAVAIL DE SERVICE
D'ANKARA
PLAIGNANT :
[Nom et prénom]
(Numéro d’identité de la République turque : …)
[Adresse]
AVOCAT :
Maître [Nom et prénom]
[Adresse]
[Téléphone]
DÉFENDEUR :
[Nom de l'établissement de santé]
[Adresse]
OBJET :
Demande de remboursement des congés de radioprotection non utilisés pour les périodes travaillées sous risque radiologique.
EXPLICATIONS :
- Conditions de travail et fonctions du client :
Mon client a travaillé pendant environ sept ans au sein du service de radiologie de l’établissement de santé du défendeur. Son lieu de travail était une zone à forte concentration de sources radioactives présentant des risques sanitaires importants, et il était fréquemment confronté à des pénuries d’équipements de protection individuelle dans l’exercice de ses fonctions. - Non-respect du droit au congé pour exposition aux radiations :
Bien que le client ait droit à 30 jours de congé par an en raison de son exposition aux radiations, ce droit ne lui a jamais été accordé durant son emploi. L’employeur, défendeur, a systématiquement reporté les demandes de congé du client, invoquant une charge de travail excessive, et n’a pas rémunéré ces périodes. - Nature du droit au congé pour exposition aux rayonnements et négligence de l'employeur :
Conformément à la loi du travail n° 4857 et au règlement relatif à la radioprotection, l'octroi d'un congé pour exposition aux rayonnements est obligatoire pour les personnels travaillant dans un environnement radiologique afin de protéger leur santé et leur sécurité. Or, l'employeur défendeur a manqué à cette obligation et a porté atteinte à la santé et aux droits de son client. - Fondements jurisprudentiels des arrêts de la Cour suprême :
La jurisprudence constante de la 9e Chambre civile de la Cour suprême établit clairement que les salariés exposés aux rayonnements ionisants doivent être rémunérés pour les périodes de congé radiologique non utilisées. À titre d’exemple, dans l’arrêt n° 2022/3456 E., 2022/7894 K., la Cour suprême a souligné que le refus de l’employeur d’accorder un congé radiologique constituait une faute manifeste. - Détails de la réclamation :
Le client a accumulé 210 jours de congés pour exposition aux radiations non utilisés au fil des ans. Sur la base du calcul du salaire brut pour ces jours, le client a droit à un montant total de … TL. Par ailleurs, son allocation de sujétion n'a pas été prise en compte durant cette période, et ses cotisations de sécurité sociale ont été sous-payées. - Responsabilité de l'employeur :
Malgré des demandes de congé répétées, l'employeur les a rejetées ou ignorées, invoquant notamment la charge de travail et le manque de personnel. Cette négligence de sa part a causé un préjudice matériel et moral au client.
PREUVE:
- Dossier de service du client auprès de l'Institution de sécurité sociale (SGK),
- Registres de paie et de congés en milieu de travail,
- Documents attestant de l'emploi au sein de l'unité de radioprotection
- Déclarations des témoins,
- Réglementation en matière de sécurité radiologique,
- Décisions et précédents de la Cour suprême,
- Toutes sortes de preuves légales.
FONDEMENT JURIDIQUE :
Loi du travail n° 4857, Code turc des obligations, Règlement sur la sécurité radiologique et autres législations pertinentes.
CONCLUSION ET DEMANDE :
Pour les raisons expliquées ci-dessus ;
- Le plaignant demande à l'employeur défendeur de payer le montant total de … TL en salaires correspondant au congé de radioprotection que le client n'a pas pu utiliser, ainsi que les intérêts légaux courus à compter de la date de la poursuite
- Les procédures nécessaires seront engagées pour régulariser les cotisations sociales impayées, conformément à la réglementation en vigueur
- Les frais de justice et les honoraires d'avocat seront à la charge du défendeur
Nous demandons respectueusement qu'une décision soit prise.
Date : …/…/…
Avocat du demandeur
: [Nom et prénom]
Signature
