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Demande d'indemnisation pour défaut d'expropriation du bien dans un délai de cinq ans

AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF
DE SERVICE D'ANKARA

DEMANDEUR: [Nom et prénom] – [Adresse]
REPRÉSENTANT: Avocat [Nom et prénom] – [Adresse] – [Tél.]
DÉFENDEUR: [Nom de la municipalité] – [Adresse]

OBJET: Demande de paiement d'une indemnité pour le bien immobilier enregistré au registre foncier de [Province], [District], [Quartier], [Numéro de feuille de carte], [Numéro de parcelle], en raison de son défaut d'expropriation dans les 5 ans conformément à l'article 10 de la loi de zonage.

EXPLICATIONS:

1- Mon client, [Nom Prénom], est l'unique propriétaire du bien immobilier situé à [Province], [District], [Quartier], immatriculé au cadastre sous le numéro [Numéro de feuille] et le numéro de parcelle [Numéro de parcelle]. Ce bien a été désigné comme « espace public » et une partie a été classée comme parc par la modification du plan de zonage de l'administration défenderesse en date du [Date]. Or, malgré le passage de cinq années, aucune expropriation n'a été effectuée, et mon client subit un préjudice de ce fait.

2- Suite à la déclaration du terrain de mon client comme espace public, aucun lotissement ni expropriation n'a été effectué. Par conséquent, mon client est dans l'impossibilité d'y exercer toute activité génératrice de revenus. Cette situation restreint ses droits de propriété et l'empêche d'en tirer profit. Mon client s'acquitte de toutes ses obligations fiscales relatives au terrain, mais se trouve néanmoins privé du droit de l'utiliser.

3- Conformément à l'article 10 de la loi n° 3194 relative au zonage, les municipalités sont tenues d'établir des programmes de zonage quinquennaux dans un délai maximal de trois mois après l'entrée en vigueur des plans de zonage et d'exproprier les terrains destinés à l'utilité publique durant cette période. Or, le bien appartenant à mon client n'a pas été exproprié dans ce délai, ce qui constitue une violation de ses droits de propriété. En conséquence, l'administration doit indemniser le client pour l'acquisition du bien.

4- L'article 35 de la Constitution de la République de Turquie garantit le droit de propriété, stipulant que ce droit ne peut être restreint que pour des raisons d'intérêt public et conformément à la loi. Or, le refus de l'administration d'exproprier le bien et la restriction des droits de propriété de mon client sont contraires à la Constitution et au Protocole n° 1 à la Convention européenne des droits de l'homme.

5- Conformément à la Convention européenne des droits de l'homme, qui fait désormais partie intégrante du droit interne en vertu de l'article 90 de la Constitution, le droit de propriété peut être restreint pour cause d'utilité publique ; toutefois, cette restriction doit être juste et proportionnée. À cet égard, l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans l'affaire Hakan Arı/Turquie et la jurisprudence de l'Assemblée générale de droit civil de la Cour suprême démontrent que l'expropriation est nécessaire en cas de violation du droit de propriété. Les décisions pertinentes sont jointes en annexe à notre requête (Annexes 1 et 2).

6- En raison du manquement de l'administration défenderesse à son obligation d'exproprier le bien, mon client a subi un préjudice. Nous demandons au tribunal d'ordonner à l'administration défenderesse de verser à mon client la valeur du bien afin de réparer ce préjudice. Conformément aux articles 10 et 15 de la loi sur l'expropriation, nous demandons que la valeur du bien soit déterminée et versée à mon client.

7- Dans ce contexte, nous demandons à votre tribunal de procéder à une inspection sur place et à un examen d'expert, de constituer un panel d'experts comprenant un évaluateur immobilier pour déterminer la valeur du bien, et d'ordonner que la valeur du bien soit déterminée et versée à notre client.

FONDEMENTS JURIDIQUES: La Constitution de la République de Turquie, la loi n° 3194 sur l'urbanisme, la loi n° 2942 sur l'expropriation, la Convention européenne des droits de l'homme et autres législations pertinentes.

PREUVES: Registres fonciers, décisions municipales relatives aux modifications des plans de zonage, décisions de la Cour européenne des droits de l'homme et de la Cour suprême de Turquie, rapports d'experts, déclarations de témoins et autres preuves juridiques.

CONCLUSION ET DEMANDE: Pour les raisons exposées ci-dessus, afin d'indemniser mon client du préjudice subi, je demande respectueusement, en son nom, que le tribunal détermine la valeur du bien immobilier en question conformément à la loi sur l'expropriation et ordonne à l'administration défenderesse de verser à mon client la somme de [Montant déterminé] TL à titre de compensation, majorée des intérêts commerciaux courus à compter de la date de l'introduction de l'instance, sous réserve de nos droits concernant tout excédent, et que les frais de justice et les honoraires d'avocat soient à la charge du défendeur.
Cordialement,
…/…/…

Signature de l'avocat du demandeur [Nom et prénom]

ANNEXES:
1- Registres fonciers
2- Arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Hakan Arı/Turquie
3- Arrêt de l'Assemblée générale de la Cour suprême d'appel
4- Rapport d'expert
5- [Autres éléments de preuve pertinents]

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